Ma façon d’accompagner : pourquoi prendre soin de soi avant d’être épuisé ? Sens 89100
Il arrive un moment où l’on finit par s’habituer à tenir. À organiser. À décider. À anticiper. À répondre aux sollicitations. À gérer les responsabilités professionnelles, personnelles, familiales. Et tant que l’on y arrive, on continue. On se dit que l’on se reposera plus tard. Que ce n’est pas encore nécessaire. Qu’il y a plus urgent. Que quelques jours de vacances finiront bien par suffire. Puis, parfois, le corps commence à se faire entendre.Le sommeil devient moins réparateur. Les tensions s’installent. L’esprit continue de fonctionner alors que l’on voudrait simplement pouvoir s’arrêter. La fatigue devient plus présente. On se sent moins disponible, moins patient, parfois simplement moins soi-même. Mais faut-il réellement attendre d’en arriver là pour prendre soin de soi ? C’est une question qui est au cœur de ma façon d’accompagner.
Accompagner ne signifie pas décider à la place de l’autre
Lorsque quelqu’un franchit la porte de mon cabinet à Sens, je ne pars pas du principe que je sais immédiatement ce dont cette personne a besoin.
J’accueille d’abord. Parce qu’une personne n’arrive jamais uniquement avec une tension dans le dos, un sommeil difficile ou l’envie de recevoir un massage.
Elle arrive avec son rythme.Son quotidien. Ce qu’elle porte depuis quelques jours, quelques mois, parfois beaucoup plus longtemps.
Certaines personnes ont envie de parler. D’autres très peu. Certaines savent exactement pourquoi elles sont là. D’autres savent simplement qu’elles ont besoin de souffler. Et tout cela a sa place. Mon rôle n’est pas de décider à leur place de ce qu’elles devraient ressentir ou de la manière dont elles devraient aller mieux. Il est d’écouter, d’observer et de proposer un accompagnement adapté à la personne qui est là, ce jour-là.
Il n’est pas nécessaire d’aller mal pour avoir besoin de s’arrêter
C’est probablement l’une des convictions auxquelles je tiens le plus. Nous avons souvent appris à nous arrêter lorsque nous n’avons plus vraiment le choix. Lorsque la fatigue devient trop importante. Lorsque le sommeil se dérègle. Lorsque le corps commence à manifester des tensions persistantes. Lorsque la charge mentale devient difficile à contenir. Pourtant, prendre soin de soi peut commencer bien avant. Cela peut être une manière de préserver son énergie, son équilibre et sa capacité à rester disponible pour ce qui compte réellement. Cette question concerne particulièrement les personnes qui ont l’habitude de beaucoup gérer. Dirigeants, entrepreneurs, cadres, professions à responsabilités… mais aussi toutes celles et ceux dont le quotidien laisse finalement très peu d’espace pour ne rien avoir à décider. Lorsque l’on est habitué à tenir, reconnaître que l’on a besoin de temps pour soi n’est pas toujours spontané. Et pourtant, ce temps peut devenir précieux.
Le calme ne se commande pas
On peut fermer son ordinateur. Éteindre son téléphone. S’allonger. Décider que, maintenant, on va se détendre. Et constater que l’esprit, lui, continue. Il anticipe. Il réfléchit. Il revient sur ce qui s’est passé. Il prépare déjà ce qui devra être fait ensuite. C’est aussi pour cette raison que j’ai fait le choix d’accompagnements longs, de 2 à 5 heures. Parce que ralentir demande parfois du temps. Il faut d’abord arriver. Puis laisser progressivement le rythme extérieur perdre de son importance. Le corps peut alors commencer à se relâcher, la respiration changer, l’attention revenir davantage vers soi. Deux heures, quatre heures ou davantage ne sont donc pas simplement une durée sur un planning. C’est un espace. Un temps pendant lequel il n’est plus nécessaire de regarder l’heure toutes les vingt minutes. Un temps où rien n’a besoin d’être précipité.
Une séance qui ne ressemble pas nécessairement à la précédente
Je ne conçois pas mes accompagnements comme un protocole identique appliqué systématiquement à chaque personne.
Selon le besoin du moment, une séance peut associer différents temps : écoute, respiration, relaxation, visualisation, massage lent et enveloppant, acupression, réflexologie ou différentes techniques corporelles. Certaines prennent davantage de place un jour. D’autres beaucoup moins. Parce que l’objectif n’est pas d’accumuler les techniques. Il est de construire une séance cohérente. Ce qui était juste lors d’un premier rendez-vous ne sera pas nécessairement ce dont la personne aura besoin quelques semaines plus tard. C’est précisément là que commence, pour moi, le véritable sur-mesure.
Pouvoir être accompagné sans avoir à se justifier
Il existe aussi quelque chose de très précieux dans le fait de ne pas devoir tout expliquer. On peut avoir besoin de calme sans savoir pourquoi. Être fatigué sans avoir envie d’en faire l’analyse. Avoir beaucoup donné sans vouloir raconter toute son histoire. Dans mon cabinet, la parole a sa place. Le silence aussi.
Il n’y a rien à réussir. Rien à démontrer. Et aucune obligation à transformer chaque sensation en explication. Parfois, la personne a besoin d’échanger. Parfois, elle a surtout besoin que l’on cesse de lui demander quelque chose. Respecter cela fait pleinement partie de ma manière d’accompagner.
Une séance… ou un véritable accompagnement dans la durée
Une séance ponctuelle peut répondre à un besoin précis : s’arrêter, souffler, retrouver une sensation de calme, s’accorder enfin quelques heures pour soi.
Mais certaines personnes ressentent le besoin d’une continuité. Dans ce cas, je peux construire avec elles un accompagnement personnalisé sur plusieurs séances. Il ne s’agit pas de répéter plusieurs fois exactement la même prestation. L’intérêt est justement ailleurs. Créer un fil conducteur. Observer ce qui évolue. Adapter les séances. Permettre à ces rendez-vous de devenir de véritables espaces de ressourcement inscrits dans le temps. C’est notamment dans cet esprit que je propose des accompagnements de plusieurs séances, dont des parcours de six rendez-vous, qui peuvent être adaptés en fonction des besoins et du rythme de chacun. Pour certaines personnes très sollicitées, réserver ce temps à l’avance permet aussi quelque chose de très concret : ne plus attendre d’être épuisé pour décider qu’il faudrait peut-être s’occuper de soi.
Alors, qu’est-ce qu’accompagner signifie pour moi ?
C’est accueillir avant d’agir. Écouter avant de proposer. Ne pas imposer un rythme supplémentaire à quelqu’un qui en subit déjà suffisamment. C’est savoir intervenir, mais également savoir laisser de l’espace. C’est considérer la personne dans sa globalité plutôt que de réduire la séance à une succession de gestes. Et surtout, c’est créer un endroit dans lequel, pendant quelques heures, quelqu’un peut enfin ne plus être celui ou celle qui doit tout porter, tout organiser ou tout décider. Je crois profondément que prendre soin de soi ne devrait pas commencer uniquement lorsque tout devient trop lourd. Cela peut être un choix bien avant. Un choix de préservation. De présence. D’équilibre.Et parfois, tout simplement, le choix de s’accorder une place dans sa propre vie.
Découvrir mes accompagnements
J’accueille à Sens, dans l’Yonne, des femmes et des hommes qui souhaitent s’accorder un véritable temps de ressourcement, notamment depuis Auxerre, Fontainebleau, Troyes, Montargis et Paris. Les accompagnements peuvent durer de 2 à 5 heures et être ponctuels ou construits sur plusieurs séances selon vos besoins. Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être épuisé pour vous accorder ce temps.
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